**Catégories :** Actualité, Énergie, Gaz **Étiquettes :** Ouganda, gaz naturel, production électrique, Kingfisher, Tilenga **Extrait :** Deux centrales au gaz de plus de 100 MW au total ont obtenu des licences. Elles doivent alimenter les opérations pétrolières du lac Albert et pourraient injecter leur surplus dans le réseau national. **Slug :** ouganda-centrales-gaz-plus-100mw-electricite **Image alt :** Une installation de production électrique au gaz à proximité des projets pétroliers du lac Albert en Ouganda.
L’Ouganda prépare plus de 100 mégawatts de nouvelles capacités électriques alimentées au gaz. Deux centrales ont obtenu des licences et sont destinées en priorité à fournir l’électricité nécessaire aux opérations pétrolières du bassin du lac Albert. Le surplus pourrait être vendu au réseau national, ce qui rapprocherait la production associée aux hydrocarbures des besoins du secteur électrique.
Les projets s’inscrivent dans la préparation de la production pétrolière ougandaise. Les installations de Tilenga et de Kingfisher nécessiteront une alimentation fiable pour les équipements de traitement, les pompes et les infrastructures de soutien. Produire une partie de cette énergie à proximité des sites peut réduire les contraintes liées au transport de l’électricité et faciliter le fonctionnement des installations.
Une demande industrielle qui pourrait profiter au réseau
Les centrales prévues dépassent ensemble 100 MW. Une part de leur production devrait servir aux besoins des opérations pétrolières, tandis que l’électricité excédentaire pourrait être injectée dans le réseau. Cette possibilité présenterait un intérêt pour les consommateurs et les entreprises si les capacités de raccordement, le calendrier de construction et les contrats de vente sont mis en place.
Le raccordement au réseau ne se limite pas à une ligne électrique. Il faut définir les conditions d’achat, la gestion des périodes de maintenance, les normes techniques et la répartition des coûts. La production doit aussi s’accorder avec les besoins du système, afin d’éviter que des capacités disponibles ne restent inutilisées faute de demande ou de transmission.
Pour le secteur pétrolier, une alimentation électrique fiable est un facteur de continuité opérationnelle. Les centrales au gaz peuvent réduire l’usage de générateurs diesel sur site et fournir une énergie pilotable. Leur intérêt économique dépendra toutefois du coût du combustible, de la disponibilité du gaz, des dépenses de construction et de leur intégration aux infrastructures existantes.
Le gaz comme pont entre production et consommation
L’Ouganda développe parallèlement les projets pétroliers et les infrastructures nécessaires à leur mise en production. La valorisation du gaz associé ou disponible dans les installations peut contribuer à l’approvisionnement électrique et réduire le gaspillage de ressources. Elle ouvre aussi des perspectives pour des usages industriels plus larges, sous réserve de développer des réseaux, des contrats et des capacités de traitement adaptés.
Le gaz peut fournir une production flexible qui complète les barrages hydroélectriques et les énergies renouvelables. Le pays devra toutefois tenir compte de l’évolution de la demande et des objectifs de diversification. Les centrales au gaz, les capacités hydrauliques, le solaire et les interconnexions régionales peuvent être planifiés comme composantes d’un système commun, plutôt que comme projets séparés.
L’utilisation du gaz soulève également des enjeux de coûts et d’émissions. Les opérateurs devront contrôler les fuites, appliquer des normes de sécurité et limiter les émissions associées à la production. La comparaison avec d’autres solutions doit porter sur le coût complet du système et sur la durée de vie prévue des installations.
Des licences à la mise en service
L’octroi des licences constitue une étape réglementaire, mais les centrales doivent encore franchir plusieurs étapes avant de produire : financement, ingénierie, approvisionnement en gaz, construction et tests. Le calendrier de mise en service influencera la capacité à synchroniser la production électrique avec les opérations pétrolières et le développement du réseau.
Les indicateurs à suivre comprennent la finalisation des contrats, les décisions de financement, l’état des travaux et les accords de vente du surplus. Une publication claire des capacités, des besoins de combustible et des conditions d’injection aiderait les autorités et les consommateurs à comprendre la contribution réelle des projets.
Si elles sont construites à temps et raccordées au réseau, ces centrales pourraient apporter une source pilotable à proximité du bassin pétrolier et contribuer à la fourniture nationale d’électricité. Leur réussite dépendra de la coordination entre les opérateurs, le régulateur et le gestionnaire du réseau. Le défi sera de transformer une infrastructure dédiée aux hydrocarbures en capacité utile au système énergétique du pays.
