Le groupe français STAPEM Offshore a formalisé une nouvelle implantation à Pointe-Noire. Immatriculée le 6 octobre 2026, la succursale STAPEM Offshore Congo (SOCO) doit exercer des activités de soutien à l’extraction d’hydrocarbures, de contrôle et d’analyses techniques, ainsi que de commerce de gros. Sa création donne au prestataire un cadre juridique local pour développer ses services auprès des opérateurs présents dans le pays.
La décision de créer la structure a été prise le 1er septembre par STAPEM Offshore Middle East SAS, une société du groupe. La représentation est confiée à Alain Gerber, avec Blanche Reine Sitou comme représentante locale. STAPEM est un groupe familial spécialisé dans les prestations maritimes et sous-marines pour l’industrie offshore, notamment la maintenance, l’ingénierie, l’inspection et l’assistance aux installations.
Pointe-Noire comme base de services
Le choix de Pointe-Noire répond à la concentration d’activités pétrolières en mer et de services associés dans la capitale économique congolaise. TotalEnergies, Perenco et Eni exploitent des actifs dans le pays. Les programmes de développement et de maintenance annoncés par ces opérateurs peuvent entretenir une demande en logistique maritime, en contrôle des équipements et en interventions sous-marines.
Cette implantation ne constitue pas une première activité du groupe au Congo. STAPEM y est intervenu dans les années 1990 et disposait déjà d’une succursale et d’un agrément pour des opérations sous-marines en 2014. La nouvelle entité marque donc une étape supplémentaire dans l’organisation de ses activités et dans sa volonté de renforcer son ancrage local.
Le groupe opère aussi dans plusieurs marchés africains, notamment en Angola, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ainsi qu’au Moyen-Orient. Au Sénégal, les besoins logistiques associés au développement gazier ont déjà conduit des prestataires à structurer leur présence locale. Le modèle repose sur la proximité avec les bases portuaires, les opérateurs et les fournisseurs, un élément important pour des interventions techniques qui dépendent de la disponibilité des équipes et des équipements.
Des opportunités liées aux projets, pas encore des contrats annoncés
Le contexte congolais peut offrir des débouchés aux prestataires spécialisés. TotalEnergies a annoncé en avril une découverte d’hydrocarbures sur le permis Moho et associé les ressources récupérables de deux découvertes à près de 100 millions de barils. Perenco a, de son côté, présenté en juin un programme d’investissement de plus de 2 milliards de dollars sur cinq ans, assorti d’un objectif de production de 100 000 barils par jour.
Ces annonces dessinent un environnement potentiellement favorable aux services offshore, mais elles ne garantissent pas automatiquement des commandes à la nouvelle succursale. Les contrats dépendront des calendriers des projets, des besoins techniques, des procédures de sélection des fournisseurs et des capacités disponibles localement. L’implantation de SOCO fournit une plateforme pour répondre à ces besoins ; le volume d’activité qui en découlera reste à établir.
La formalisation d’une entité locale peut également faciliter le recrutement, la gestion des fournisseurs et le respect des exigences administratives nationales. Sa contribution à l’économie congolaise se mesurera à la création d’emplois qualifiés, au transfert de compétences et à la part de prestations confiée aux entreprises locales, au-delà de la seule présence juridique.
Avec STAPEM Offshore Congo, Pointe-Noire renforce ainsi son rôle de centre de services pour les activités en mer. Dans un secteur où la sécurité et la disponibilité des installations sont essentielles, l’expertise maritime et sous-marine peut accompagner les opérateurs à chaque phase. La prochaine étape sera de voir comment cette nouvelle structure convertira son implantation en contrats, en compétences locales et en partenariats durables.